Label : Record Union

Parution : 2017

Tracklist

01. Heart 03:59

02. Modus Vivendi 03:50

03. So You Don’t 04:37

04. Void 04:39

05. How Good Is Your Life 05:18

06. Not The One 04:03

07. Weatherman 05:05

08. Better Man 04:39

09. This Too Shall Pass 03:07

10. Nothing On The News 07:46

 

Sur leur page Facebook, Etage Neun se présente comme un groupe de musique alternative. Comprendre donc qu’il s’affranchit de tout type d’appartenance musicale, piochant ici et là ce qui fait sa musique sans se cantonner au code d’un genre bien précis. Admettons. Mais après plusieurs écoutes, force est de constater que le groupe verse tout de même dans la synthpop.

Avec leur troisième album, This Too Shall Pass, ne vous attendez pas à une synthpop destinée à enflammer le dancefloor. Si le rythme de certains titres émoustille agréablement les oreilles, l’ambiance générale est assez mélancolique. La dizaine de titres composant cette galette nous enveloppe d’une douce nostalgie romantique dans laquelle on se complait à rester.

« Heart » est une belle entrée en matière, un titre tout en mid-tempo doté d’un refrain où s’invite des effets de chœurs offrant à l’auditeur une charge émotionnelle non négligeable.

Le titre suivant, « Modus Vivendi », s’articule aussi sur un mid-tempo agréable. Morceau relativement minimaliste, seules quelques nappes tourbillonnantes viennent se greffer sur les beats afin de magnifier le chant de Fredrik Bergman. Un très beau titre.

J’évoquais la douce nostalgie romantique qui se dégageait de l’album. « So You Don’t » et « Void » en sont les meilleurs étendards. Ces deux petits joyaux ne pourront pas vous laisser de marbre, tout particulièrement « Void » avec ses notes de guitare qui s’égrènent avant de céder la place à une armée de chœurs. Certains pourront parler de facilité. Mais qu’importe si cela est fait avec art.

« How Good Is Your Life » est un autre titre de très bonne facture. On retrouve ces légers tourbillons sonores en arrière-plan qu’habillent des notes éthérées de guitare et des arpèges de synthé. Le refrain est de toute beauté.

Jeu de mots facile vu son titre, mais s’il fallait un morceau qui soit un peu moins réussi, il s’agirait de « Not The One ». Le chant reste de qualité, mais la construction mélodique est un peu facile. Introduction au piano, arrivée de la voix avant que ne déboulent les violons et les longs accords d’un synthé en pleur. Sans être un ratage, elle ne laisse pas un souvenir impérissable.

Après ce moment plus faible arrive « Weatherman » dont la mélodie n’est pas sans évoquer le son d’un The Cure. Pour autant, aucun plagiat. Ce titre est l’un des plus entrainants de l’album et s’écoute avec grand plaisir.

« Better Man » pourrait être le deuxième morceau un peu faible de l’album. Il se compose d’ailleurs un peu comme « Not The One ». Des nappes ambiantes sur lesquelles se pose un chant tout en retenue. Sur la fin de la chanson, les sonorités s’enrichissent, donnant un plus d’intensité. Mais cela ne permet pas de sauver l’auditeur de l’ennui.

Heureusement, « This Too Shall Pass » vient remettre les pendules à l’heure. Bien qu’il s’agisse du titre le plus court de l’album, son tempo, à l’image de celui de « Weatherman », s’avère efficace, remède idéal pour nous remettre d’aplomb avant le dernier morceau.

Et ce dernier morceau, intitulé « Nothing On The News », offre quasiment 8 minutes de bonheur. Tout commence avec une douce mélodie qui se voit rapidement accompagnée par le chant soyeux de Bergman. Puis les violons, rehaussés par des accords de piano, entrent en scène.  Il est facile de se laisse bercer par cette ballade et pourtant, à 3 minutes 30, changement total d’ambiance. Dans un break flirtant avec la techno, un tempo soutenu prend naissance et la ballade se fait plus soutenue. Une seconde surprise attend l’auditeur avec un nouveau break vers 4 minutes 50 qui permet d’introduire une séquence rythmique déstructurée avant que ne reparte la mélodie principale qui terminera ce titre de haut vol.