Label : Rosso Corsa Records

Parution : 2017

Tracklist

01. Neon Dawn 05:22

02. Cruise 04:23

03. Feel the Rush Tonight (feat. Gunship) 05:31

04. Somnus 04:16

05. Dreamrider 04:58

06. Hypnic 04:07

07. Cool Breeze 04:37

08. Mirror Between Worlds 04:33

09. REM 05:35

10. Dream Within a Dream 04:04

11. Oneiric 04:16

12. Awakening 05:02

13. Dreams in the Dusk 04:59

 

Quand on parle de synthwave, certains artistes de référence viennent tout de suite à l’esprit. Lazerhawk est sans aucun conteste l’un de ceux-là. Originaire d’Austin au Texas, il avait fait sensation il y a un peu plus de quatre ans avec un 1er album Skull and Skark. Il nous revient aujourd’hui avec Dreamrider, un album savoureux de 13 compositions qui, contrairement à ce que sa couverture très typée Outun pourrait laisser croire, lorgne clairement vers les courants Dreamwave et Chillwave.

Les premières notes du morceau d’ouverture, « Neon Dawn », donnent le ton : une nappe sonore en montée progressive, comme un lent réveil après un long sommeil, puis quelques fragiles pulsations qui viennent se greffer sur la fin. Cette mise en ouïe est forte appréciable.

Puis arrive « Cruise ». Cette composition est arrangée avec soin. Tout du long de celle-ci ondulent des majestueux synthétiseurs. Ne cherchez pas ici des rythmes endiablés. Vous seriez déçu. Laissez-vous plutôt guider par la mélodie à travers un paysage sonore onirique.

« Feel the Rush Tonight » flirte avec la synthpop. Seul morceau qui ne soit pas instrumental, il s’agit d’une collaboration avec Gunship sur laquelle ce dernier vient poser sa voix. Chanson aérienne ponctuées de chœurs éthérées, elle s’écoute sans déplaisir. Elle ne restera pas pour autant parmi les grands moments de l’album pour moi.

La Saint Valentin est proche. Si vous ne savez quoi offrir à votre cher(e) et tendre, alors « Somnus » pourrait vous sauver la mise. Ce titre est un pur moment de romantisme. Les nappes de synthétiseurs coulent les unes sur les autres, cascade sonore où l’on prend plaisir à fermer les yeux tout en se laissant porter par ce flot de douceur. Certainement un des titres les plus réussis.

Après ce moment de grâce qu’est « Somnus », « Dreamrider », pourtant morceau éponyme, a un peu de mal à trouver grâce à mes yeux. Pour moi, il s’agit d’un des titres les plus faibles de l’album. Quelques boucles se répètent tout au long des 5 minutes que dure cette plage, certes avec des variations mais tout de même, ces 5 minutes paraissent bien longues.

« Hypnic » déboule avec son beat entrainant et sa mélodie entêtante. Véritable morceau d’Outrun, il est la bande son idéale pour accompagner une virée nocturne sur une autoroute déserte. On imagine sans mal le paysage défiler au rythme de la musique, le vent fouettant le visage comme les sons frappent les tympans ravis. Sans doute un des hits de l’album.

Sur le titre suivant, ce vent fouettant le visage se fait brise fraiche avec le bien nommé « Cool Breeze ».  Des paisibles notes de guitare s’égrènent sur une structure rythmique minimaliste tourbillonnant doucement. Ambiance plage paradisiaque sur coucher de soleil garantie.

La transition avec « Mirror Between » se fait d’autant plus facilement, ce titre construisant une ambiance sereine pour ne pas dire méditative. Au fur et à mesure que le morceau s’avance, des nappes de synthétiseurs s’élancent sur des beats tout en lenteur pour aller tutoyer les cieux, climax de la mélodie avant un atterrissage tout en délicatesse.

Les deux titres suivants, « REM » et « Dream Within a Dream » s’avèrent être de la Dreamwave dans la plus pure tradition. Sur des rythmes très sages, les mélodies emmènent l’auditeur au bord de rivages cosmiques se mouvant sur des accords mélancoliques.

« Oneiric » est fort bien structuré avec son entrée en matière graduelle puis ses lignes de synthétiseurs qui viennent couche après couche habiller le morceau dans un mouvement ondulatoire de séquences qui s’entortillent autour de la rythmique.

L’avant-dernier morceau, « Awakening », est une réussite. Mélancolique à souhait et avec des splendides envolées des claviers, ce titre est un petit joyau sonore.

« Dreams in the Dusk » vient clore majestueusement l’album avec une nouvelle fois cette montée en intensité déjà observée sur quelques titres précédents. Une bien belle ballade qui gambade avec légèreté dans le conduit auditif et se savoure sans retenue.