Label : Rosso Corsa Records

Parution : 2016

Tracklist

01. A Start Is the Beginning of an End 00:32

02. Cross the Line 04:03

03. Skies of Blood 03:33

04. Snakebite 04:38

05. The Connection 04:20

06. Venom 03:26

07. In Vain 04:06

 

Sous Lost Years se cache un suédois du nom de Magnus Larsson. Tout suédois qu’il soit, sa musique est loin de nous laisser de glace. Après deux premiers albums de fort bonne facture, son troisième opus, Venom, sort sous le label Rossa Corsa Records. Selon les goûts, le visuel de la jaquette pourra être considéré comme réussi ou bien plutôt vu comme un tantinet brouillon. Pour ma part, je penche vers cette seconde option.

Après une courte première plage qui aurait facilement pu faire office de jingle pour une émission télévisée des années 80 (qui a dit Temps X des frères Bogdanoff ?), les choses sérieuses commencent avec « Cross The Line » et une ligne de basse entêtante que viennent rapidement renforcer des envolées dynamiques de synthé sur un rythme auquel il est difficile de résister. Différentes boucles sonores tout au long du morceau gardent éveillé sans mal notre intérêt.

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser entendre, « Skies Of Blood » n’est ni sombre ni oppressant. Bien au contraire, il s’agit sans doute là du morceau le plus calme de l’album. Un son de saxophone s’invite et constituera la trame sonore principale. En arrière-plan, un son de basse enrobe la musique dont les notes se perdent en réverbération. Amateurs de douceurs sucrées, « Skies Of Blood » est fait pour vous.

« Snakebite » est un des bons titres de l’album. À l’image de « Cross The Line », nous retrouvons les envolées dynamiques du synthétiseur sur lesquelles s’articule ce morceau. Des boucles grisantes ne cessent de tournoyer derrière tandis que la ligne de basse guide tout ce beau monde.

Le titre suivant est excellent. « The Connection » commence avec une boucle sonore qui ondule sur un jeu de percussions. Puis des arpèges de synthé éclatent, profonds et puissants. Arrivent ensuite dans la danse des généreux élancements de claviers. La mélodie est sublime, suscitant une irrépressible envie de se trémousser.

« Venom » entre directement dans le vif du sujet avec une ligne mélodique aussi entrainante que percutante. L’auditeur est jeté sans ménagement dans cette explosion sonore et c’est cela qui est bon. De par son approche directe, ce titre nous parle immédiatement et nous embarque sans mal dans son rythme effréné.

Le dernier morceau, « In Vain », propose une ambiance à l’exact opposé de « Skies Of Blood ».  Lourde, pesante, elle plane sans répit sur les 4 minutes que dure le titre. Quelques nappes étirées de synthé et des notes perdues en échos accentuent cette atmosphère sombre. Une bande originale parfaite pour accompagner une vidéo d’un paysage post-apocalyptique.